Le repos du corps, de la tête et du porte-monnaie !

Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous mes lectures « coup de coeur » qui invitent : à moins, pour plus !
Observez-vous cette atmosphère qui invite à revenir à l’essentiel ? Serge Marquis nomme cet élan « la décroissance personnelle ». L’avez-vous déjà ressenti depuis l’intérieur de vous ? C’est comme un besoin de revenir vers soi, de faire un ménage intérieur et extérieur pour faire de la place, apporter de la lumière, changer de perspective, créer de l’abondance ! Il n’est pas tant question d’abondance financière, mais plutôt d’espace !

Il y a une dizaine d’années, je découvrais un livre dont le titre était « Less is more » ! À l’époque, j’étais très attirée par ce sujet, sans pour autant adapter cette « approche conceptuelle » à mon quotidien. Bien que je n’utilisais qu’une infime partie de ma garde-robe, je continuais à alimenter mon placard de nouvelles fripes ! Et bien que tous les arguments mis en avant dans le livre remportaient mon adhésion, je poursuivais mes achats en tout genre. Par peur du manque ? Pour combler un vide ? Par envie irrépressible ? Par manque de réflexion ?

Depuis les années ont passé, et je me suis replongée dans de nouvelles lectures au titres évocateurs, les « Zéro » : zéro sucre, zéro additif, zéro argent, zéro, zéro… comme un mantra anti-consommation. J’ai ainsi suivi les aventures de gens ordinaires initiés des expériences extraordinaires (de mon point de vue !) Comme une année sans sucre, moi qui suis très gourmande et addict à la saveur sucrée ! Comme une année sans argent, moi qui aime mon confort moderne et choisir de quoi sera composée mon assiette. Comme épurer son intérieur, moi qui aime ramener dans mes bagages des souvenirs d’escapade ! Comme ne produire aucun déchet, moi qui vit en ville sans jardin et donc sans la possibilité, à priori, de composter mes déchets !

J’ai passé cet hiver à vouloir trier mes vêtements pour composer quelques tenues qui constitueraient ma vraie garde robe, celle que j’utiliserai au quotidien… L’hiver touche à sa fin, et ma garde-robe n’a pas connu sa révolution ! Si revenir à l’essentiel s’avérait finalement une tâche bien plus compliquée que la théorie voudrait le supposer ? Il me faudrait accepter l’idée que la décroissance personnelle dont j’avais fait mon fer de lance serait un chemin plus sinueux, avec plus de surprises, et souvent barré et truffé de déviations !

Dans son livre « Zéro déchet », Béa Johnson partage son expérience, ses réflexions et prodigue de nombreux conseils ! J’aime à retenir que ce qui est important dans sa démarche est de tendre vers cet « idéal ». Le but n’étant pas de vouloir à tout prix réaliser cet objectif quasi impossible avec notre mode de vie, mais de faire au mieux pour repenser nos achats au quotidien et limiter notre impact. Depuis, je refuse la plupart du temps les objets publicitaires, les doses d’essai, les papiers du boulanger autour du pain… parfois je me surprends à être passive et à tendre la main en réponse à une main tendue au bout de laquelle un échantillon de parfum par exemple … J’ai même troqué mes mouchoirs en papier pour des mouchoirs en tissu ! (et tant pis si autour de moi, le fait de sortir un mouchoir en tissu attise la moquerie !)

Dans son livre « L’homme sans argent », Mark Boyle invite à réfléchir sur les économies alternatives : la gratuité, le don, le troc, la seconde main, l’échange de temps ! Quelles équivalences ? Sur quoi basons-nous nos échanges ? Sur quelles valeurs ? Une invitation à reconsidérer nos achats et la valeur que nous leur accordons. Lorsque nous échangeons, nous raisonnons en valeur et en équivalence financière, et non en besoin. Or, la priorité est bien de satisfaire à nos besoins.

Dominique Moreau, dans son livre « L’art de la simplicité » nous enjoint à simplifier nos vies pour les enrichir. Bien que je ne pourrais jamais vivre selon ses propositions, cette lecture m’a permise de gommer un peu de superflu pour un peu plus de clarté. Privilégier la qualité permet de ne pas tomber dans le piège de la consommation du même objet acheté pas cher qu’il nous faut remplacer aussi souvent qu’il se casse ! Évaluer le potentiel multi-fonction des objets que nous achetons pour éviter de remplir nos tiroirs d’objet en tout genre !

Laisser aller le trop plein pour découvrir la richesse de la simplicité, d’un instant, d’une vision, d’un échange… Le message est de faire de son mieux, en conscience ! Reprendre son pouvoir à chaque instant et se poser la question : Est-ce que j’en ai vraiment besoin ? Qu’est-ce que cet achat va changer dans ma vie ? Quel est mon impact sur la nature, sur les humains et les animaux si j’achète cet objet, ce vêtement, cet aliment ? D’où vient le produit ? …

En somme, apprendre à consommer en conscience.

Je vous laisse sur un conseil de ma cuvée  » Et si vous mettiez votre corps au repos ?  » 1, 2 ou 3 jours ! Je veux dire un vrai repos. De l’espace en conscience, pour accueillir ce qui se présente et non pas chercher à provoquer les événements et les situations ! Juste quelques jours pour contacter vos besoins essentiels ! Si vous avez mon jeu de cartes « Se nourrir en conscience » sous la main, il s’agit de la carte n° 38 !

 

 

- Ariane.
27 février 2017
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